On parle généralement de la connectivité comme d'une mise à niveau : débits plus rapides, couverture plus étendue, meilleur matériel. Mais pour les écoles, les laboratoires, les ONG, les banques et les institutions publiques, cette vision ne correspond pas vraiment à la réalité.

Le plus souvent, le problème n'est pas la lenteur d'Internet, mais son inadéquation.


Chaque institution fonctionne selon ses propres limites. Certaines sont confrontées à des coupures de courant fréquentes. D'autres partagent des appareils entre de nombreux utilisateurs. Certaines opèrent dans des zones reculées où l'infrastructure est quasi inexistante. D'autres encore traitent des données sensibles pour lesquelles même une brève interruption a des conséquences graves. Lorsqu'une connectivité est installée sans tenir compte de ces réalités, elle tombe rarement en panne de manière flagrante. Elle devient simplement suffisamment instable pour constituer un obstacle.

Les gens s'adaptent. Les attentes diminuent. Les solutions de contournement deviennent la norme.

C’est là que la connectivité personnalisée commence à prendre tout son sens.

Au lieu de se demander quelle technologie déployer, il est plus pertinent de s'intéresser au fonctionnement réel du site. À quels moments le réseau est-il le plus sollicité ? Que se passe-t-il en cas de panne de courant ? Quelles activités ne peuvent tolérer aucune interruption ? Quelle importance accordez-vous à la sécurité par rapport à la couverture ? Ces questions, bien plus que les seules spécifications techniques, façonnent un réseau.


Dans les écoles, par exemple, la connectivité doit s'adapter aux accès partagés et aux horaires d'apprentissage. Lorsqu'une connexion réseau est interrompue ou ralentie, le problème n'est pas seulement gênant : il perturbe les cours, engendre une perte de temps et, à terme, décourage l'utilisation des outils numériques. Un équipement adapté aux conditions réelles d'une salle de classe fait une réelle différence, même si personne n'en parle ouvertement.


Les laboratoires fonctionnent sous une pression différente. Les données doivent circuler de manière continue et sécurisée. Les interruptions sont loin d'être anodines ; elles affectent les résultats, les rapports et la confiance dans le système lui-même. Dans ce contexte, la connectivité est moins une question de vitesse que de stabilité et de protection.


Les ONG interviennent souvent dans des contextes imprévisibles. Leurs bureaux sont mobiles, l'accès à l'électricité est limité et les infrastructures varient d'un endroit à l'autre. Dans ces environnements, la connectivité est essentielle à la coordination et à la responsabilisation des équipes. Lorsqu'elle fait défaut, le travail ne s'arrête pas immédiatement, mais il devient plus difficile, plus lent et plus fragmenté.


Les banques et les institutions financières dépendent d'un élément invisible pour la plupart des utilisateurs : une stabilité discrète. Des liaisons sécurisées entre les agences, des systèmes synchronisés et des connexions qui passent inaperçues. Lorsque les réseaux sont conçus en tenant compte de ces besoins, les problèmes sont prévenus plutôt que corrigés a posteriori.

Les institutions gouvernementales dépendent elles aussi de la connectivité. Les services publics sont de plus en plus tributaires de systèmes qui doivent rester opérationnels. Lorsque les réseaux sont défaillants, les répercussions se font sentir bien au-delà des bureaux et affectent la vie quotidienne. C'est pourquoi la planification à long terme et la résilience sont plus importantes qu'un déploiement rapide.


Partout en Afrique, ces défis sont amplifiés. L'instabilité énergétique, la géographie et l'inégalité des infrastructures font que les solutions génériques sont souvent insuffisantes. Une connectivité efficace dans un contexte peut s'avérer problématique dans un autre. Les projets qui réussissent sont généralement ceux conçus en tenant compte des réalités locales, et non ceux basés sur des hypothèses importées.

La connectivité personnalisée ne consiste pas à compliquer les choses, mais à les adapter. Elle prend en compte le fait que les institutions sont des lieux réels avec leurs contraintes, leurs habitudes et leurs responsabilités, et non des environnements idéaux.


Chez Afrikanet, les projets de connectivité sur mesure sont conçus selon cette approche. L’objectif n’est pas d’installer la même solution partout, mais de concevoir des réseaux qui soutiennent discrètement le fonctionnement existant des institutions, qu’il s’agisse d’écoles, de laboratoires, d’ONG, d’institutions financières ou de services gouvernementaux.

Lorsque la connectivité se fond dans le décor et cesse de réclamer l'attention, c'est généralement le signe qu'elle remplit sa fonction.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *